Moi je dis ca,je dis rien...

...Je n'aime pas les gens,mais j'aime tant les observer...

Dans les moindres détails,mon esprit retient tout,des cheveux aux chaussures,en passant par les traits.
J' apprend de leur achats ce que peut être leurs vies,de la mère au foyer,au couple retraité,du bobo écolo,au célibataire assumé...Je vois dans leurs démarches la vie qu'ils ont mené,qu'ils mènent ou mèneront.D'un journal entre-ouvert,assise dans le tram,j' apprend de leurs lectures bien plus qu'ils ne voudraient...J'essaye de distinguer dans le brouhaha,les musiques qui défilent dans leurs oreilles.Assise sur un banc,je regarde défiler des centaines de passants que je détaille méticuleusement .Il suffit d'observer le regard d'un enfant pour en déduire son tempérament,de la peste futée,au gamin pommé...J'aime rester figée à la caisse du supermarché,promenant mon regard de droite à gauche en quête d'un "cas spécial" à observer.Ce peut être la mégère de derrière pleine aux as avec ses multiples bagues,son parfum Chanel et son chignon tiré assé radine pour ne choisir que des produits "Eco plus"ou bien la femme soumise qui ne sors pas sans son mari,le regard vide,les gestes mal assurés...
Quand je vois un couple de retraités tout endimanché marcher cote à cote,je me plais à imaginer leur vie,de leur rencontre à aujourd'hui,inventant leur amis,leur activités préférées,l'emploi qu'ils occupaient.J'essaye de les imaginer pendant les grands évènements qui ont marqués l'histoire,quels rôles ils y ont tenus...
Quand mes yeux accrochent sur quelqu'un,j'observe son visage dans les moindres détails,aucune expression,aucune ride ne m'échappe et j'imagine ce qu'il fait à cet endroit, en cet instant,où il va,d'où il vient...

Ils sont les personnages d'un monde que je m'invente en collant bout à bout les morceaux de leurs vies...

...Je n'aime pas les gens mais j'aime tant les observer...
Moi je dis ca,je dis rien...

# Posté le jeudi 05 juin 2008 12:57

19 ANS

19 ANS
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Aujourd'hui parait-il je viens d'avoir 19 ans...
Encore un an de passé,de choses changées.Je me revois encore à cette même date il y a un an,rien de semblable...ou presque.


"Je vois défiler des visages, je vois passer des regrets, autant de rêves qui sont de passages, que j'ai laisser en marge, quand j'aurais du rêver..."

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- 24 Juin 1989 - 24 Juin 1989 - 24 Juin 1989 - 24 Juin 1989 - 24 Juin 1989 - 24 Juin 1989 - 24 juin 1989 - 24 Juin 1989 -
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# Posté le mardi 10 juin 2008 11:08

Modifié le mardi 24 juin 2008 06:47

Because I Love You

Because I Love You


PArcE qU'EllEs sOnt l'AIr quE jE rEspIrE,
PArcE qUE j'Y tIEns cOmmE A lA prUnEllE dE mEs yEUx,
PArcE qU'EllEs Ont dEbArqUÉEs chEz mOI A 22h00 Un cErtAIn 25 JUIn pOUr m'OffrIr dEs cAdEAUx Et m'EmmEnEr En vIllE,
PArcE qUE jE lEs AImE...TOUt sImplEmEnt



"Les brunes comptent pas pour des prunes..."

[ On peut dire que je ne m'y attendais pas lol, en pyjama pour aller ouvrir,vous trois toutes endimanchées avec vos sourires derrière la porte^^ Très bonne soirée passée avec vous,ça faisait longtemps qu'on ne s'était pas retrouvées à quatre... ]

# Posté le vendredi 27 juin 2008 10:07

Modifié le vendredi 27 juin 2008 15:31

5 Juillet 20085 Juillet 20085 Juillet 2008

5 Juillet 20085 Juillet 20085 Juillet 2008

Petite soirée à la maison avec Eux histoire de fêter l'année qui est venue s'ajouter à mon compteur & mon bac enfin obtenu ( Donc la fin de mon cauchemar lycéen ... ).Piscine,Biskit,Photos,un grain de folie,Ninie bien entamée^^,Saumon qui s'est encore illustré, ici, en soufflant dans son verre (...),Momwell's Ponch et autres "rafraichissants",Kidnapping de shorts de bain,Canapé (...),Twins & leur petit dej',reportage "animalier" par Matthieu^^...

# Posté le dimanche 06 juillet 2008 10:16

Modifié le mercredi 26 novembre 2008 11:19

Par un 8 Juillet 2008,

Par un 8 Juillet 2008,
Bercée par le chuchotement monotone du tram, assise contre la vitre, je promène mon regard d'un passager à l'autre, je les observent, les écoutent, en faisant abstraction de mon corps. Mon esprit est en pause, je ne pense à rien d'autre qu'à eux. Mon regard se pose alors sur cette femme assise un peu plus loin sur la droite, serrant cette petite chose minuscule contre elle,un petit garçon assis à ses côtés,jouant avec une bouteille presque vide.Elle est en train de faire manger le plus petit,bien calé contre ses genoux, piochant quelque chose dans un sachet qui m' empêche de voir de quoi il s'agit, le mâchant méticuleusement et lui glissant dans la bouche. Comme un oiseau. Je les observent quelques instants,puis je relève la tête,accrochant deux quinquagénaires bien comme il faut, observant comme moi le spectacle. Mais d'un mauvais ½il, elles, elles murmurent, haussent les sourcils, secouent la tête, promenant leurs regard de l'une à l'autre. Ce n'est pourtant qu'une scène pleine de grâce et de dénuement, un instant de vie saisi au hasard, où une mère nourrit son fils. Elle est jeune, elle est pauvre, elle dégage une force que beaucoup qui sont là n'ont pas. Elle est fière, et si elle n'avait pas été ce qu'elle est peut-être qu'elle aurait attiré la bienveillance et la pitié dans leurs yeux. Mais c'est un fait, c'est une Roumaine, avec ses longs cheveux noirs retenus en queue de cheval, sa longue jupe bordeaux et ses anneaux dorés pendant à ses oreilles. Une de celles qu'on imagine aisément faire la manche, enceinte jusqu'au cou, un bébé dans les bras et un jeune enfant accroché dans ses jupes. Alors les regards gênés se détournent et les commères persifflent. Moi je continue d'observer, au loin j'aperçois une connaissance qui monte, mais je ne m'attarde pas, je me replonge dans la scène comme dans un aquarium, je la vois mâcher en regardant par la fenêtre,elle doit voir les gens l'épier, elle doit entendre les remarques chuchotées, mais elle ne doit plus y faire attention,par habitude. Puis elle regarde à nouveau son fils et lui glisse le résultat entre les lèvres. L'annonce de l'arrêt retenti, elle relève la tête et j'entends sa voix enfantine qui s'adresse au petit garçon dans un probable mélange de Moldave et de Valaque. Il rit, et elle se met aussi à rire, d'un rire simple que retransmettent leurs yeux noirs. Ils se lèvent. Elle est petite, plus petite que je n'aurais cru, et j'aperçois un homme tout aussi jeune qu'elle les rejoindre et attraper la main du petit garçon qui sert toujours sa bouteille presque vide contre lui. Il l'attire sur le quai et elle sors à sa suite. Moi, je sors de ma bulle, comme réveillée en plein rêve. Les bruits environnants réapparaissent dans mes oreilles, et déjà le tram repart, laissant derriere lui ces Bohèmes, aussi libres et pauvres pour moi que les poètes maudits. Où ils vivent?Ce qu'ils deviendront?Je n'en sais rien, et c'est mieux comme ça. Une parenthèse aussi vite fermée qu'elle n'a été ouverte, et le souvenir de cette scène... _______________________________-__________________________k____-.-_____Momwell
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# Posté le mercredi 09 juillet 2008 15:39

Modifié le jeudi 07 août 2008 18:50